Notre histoire avec vous

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« J’ai grandi avec Bayard Jeunesse et ça n’a pas pris une ride, comment faites-vous ? » Anna, 34 ans, maman de Léonie et Hugo, rencontrée lors d’un évènement, n’est pas la seule à nous poser la question.

Il était une fois trois jeunes parents…

qui rêvent de créer un magazine beau et intelligent pour leurs enfants, et notamment pour l’une d’entre eux qui est mal-entendante. Ils sont baignés de pédagogies nouvelles (Montessori, Freinet, Piaget…), très engagés dans le christianisme social, et pleins d’enthousiasme. On est en 1966, la société française est en plein bouillonnement pédagogique et social, les familles évoluent à toute vitesse, les femmes travaillent et s’émancipent, et l’école maternelle est complètement réinventée. Mais la presse jeunesse existante est carrément veillotte et il n’existe rien pour les enfants un peu « différents ».

Sur un coin de table, avec de la colle et des ciseaux (véridique !), quelques jolis brins de plume embarqués pour l’occasion et des illustrateurs un peu farfelus repérés ici ou là, ils vont inventer Pomme d’Api : un magazine pour des enfants qui ne savent même pas lire ! (Et plus tard ils inventeront Popi, un magazine pour ceux qui ne savent même pas parler !). Sans le savoir, tous ensemble, ils ont inventé un nouveau type de presse éducative. Bayard Jeunesse est né en 1966 avec le lancement de Pomme d’Api.

Leur rêve : offrir à tous les enfants des magazines qui auraient la qualité de l’édition, mais l’accessibilité et le prix de la presse. Car un magazine, c’est un rendez-vous régulier chaque mois qui entre en résonance avec ce que vit l’enfant, son actualité quotidienne et celle du monde ; ce sont des rubriques et des traitements éditoriaux variés qui permettent toutes sortes d’entrées dans le contenu ; ce sont des histoires, mais aussi des jeux, du reportage, des BD et de l’actualité à hauteur d’enfant… Parce qu’ils ont des intelligences multiples, tous les enfants peuvent y trouver leur compte, même (et surtout ?) ceux qui n’aiment pas trop lire.

A chaque numéro, les équipes ont eu une attention particulière pour les enfants qui ont le moins de facilités : difficultés de langage, de compréhension, de lecture, etc. Si ces enfants-là rentrent bien dans le magazine, alors c’est gagné pour tous les autres ! Réussir ça, c’est un travail d’orfèvre invisible.

Après avoir lancé Pomme d’Api, cette bande de créatifs a créé des grands et des petits frères à Pomme d’Api : Okapi en 1971, Les Belles Histoires en 1972, J’aime lire en 1977, Astrapi en 1978, Phosphore en 1981, et puis plein d’autres encore. Au fait, vous avez remarqué ? On aime bien les noms en « pi », chez Bayard Jeunesse !

50 ans plus tard…

Aujourd’hui, Bayard Jeunesse édite 21 magazines pour les enfants de 1 à 18 ans (Popi, Pomme d’Api, Astrapi, J’aime lire, Okapi, Phosphore…), des livres, des BD, des applications digitales, des jeux de société, des box d’apprentissage, des podcasts, des livres audio, et plein d’autres choses encore. Certains magazines sont publiés en Allemagne, aux Pays Bas, en Espagne, aux Etats Unis, au Canada, en Chine, ou encore en Afrique francophone. Les livres sont traduits dans des dizaines de langues et les contenus digitaux vendus dans le monde entier. Quel chemin parcouru !

Mais le vaisseau amiral, ce qui nous relie à l’actualité du monde, c’est quand même la presse magazine : chaque mois, ce sont plus de 6 millions d’enfants et d’adolescents qui lisent l’un de nos magazines, à la maison, à l’école, à la médiathèque ou ailleurs : en France, un enfant sur deux lit un magazine Bayard Jeunesse. Et le champion toutes catégories, c’est J’aime lire : c’est le magazine le plus lu (devant la presse adulte) avec 2,7 millions de jeunes lecteurs par mois ! Pour chaque numéro acheté (environ 150.000 exemplaires), 17 enfants le lisent (merci les médiathèques et les bibliothèques d’écoles !). Qui a dit que les enfants ne lisent plus ?

« Mon patron, c’est les enfants » (un directeur artistique d’Astrapi)

Vous l’aurez peut-être compris, chez nous, il n’y a pas de leader charismatique, pas de chef génial qui aurait tout inventé, pas de star créative irremplaçable (et pas non plus de grand show annuel pour épater la galerie !). « Mon patron, c’est les enfants ! » disait le premier directeur artistique d’Astrapi, Martin Berthommier. Vous connaissez aussi l’adage : « tout seul on va plus vite, ensemble on va plus loin ». C’est un proverbe africain, on l’aime bien.

Bref, associer des talents, faire travailler ensemble des gens de tous horizons, être en permanence reliés à ceux qui réfléchissent, analysent, innovent, cherchent, c’est comme ça que l’on conçoit notre travail, et c’est pour ça que nos magazines continuent à être si ancrés dans la réalité des enfants et du monde qui les entoure. Chaque jour, des journalistes, auteurs, illustrateurs, photographes, mais aussi des enseignants, des scientifiques, des chercheurs, des orthophonistes, des psy, des éducateurs, des acteurs de l’éducation populaire… travaillent avec nos équipes à créer, pour les enfants et les adolescents, des contenus de qualité qui les aident à bien grandir.

Pour aller plus loin…