Comment faire lire des classiques aux ados ?

Comment faire lire des classiques aux ados ?

Votre ado refuse d’ouvrir un roman classique ? Les lectures imposées par ses profs sont une corvée ? Pas d’inquiétude, il se comporte comme la majorité des jeunes de son âge ! Mais rien n’est perdu ! Avec ces conseils, et une fiche pratique à télécharger du magazine Je bouquine de novembre, encouragez-le, en douceur, à découvrir tout ce que ces grands textes peuvent lui apporter…

Petit rappel pour votre collégien(ne), allergique aux “classiques” : non, ce ne sont pas des “vieux trucs”, mais des livres bien écrits, qui ont eu du succès, ont traversé le temps et dont les auteurs sont reconnus.

Pourquoi faut-il lire des classiques ?

Tout d’abord, pour enrichir sa culture générale ! Lire des classiques permet de comprendre d’autres époques, de découvrir des styles différents, et d’avoir des références communes avec d’autres lecteurs.
Avant qu’il commence sa lecture, demandez-lui de se renseigner sur la période concernée par le roman. Wikipédia, films de la même époque, documentaire… Il faut qu’il comprenne où il va mettre les pieds pour appréhender les codes du siècle en question, accepter les us et coutumes du pays, apprécier la langue de l’époque. Sinon, il y a fort à parier que dès les premières pages, il trouvera désuet voire complètement ringard ce roman que vous lui avez mis entre les mains !

Pour améliorer son français. Rien de mieux que des grands textes pour travailler son vocabulaire, son orthographe et son écriture !

Parce qu’ils sont ultramodernes (eh oui !) Il faut désacraliser les classiques pour que les ados arrêtent d’en avoir peur. La trame du best-seller Le Journal de Bridget Jones, d’Helen Fielding, s’inspire très largement (jusqu’au nom du héros, Darcy) du classique de Jane Austen, Orgueil et Préjugés. Le film West Side Story (pas tout récent d’accord, mais culte) est une adaptation… de Roméo et Juliette de Shakespeare. Et si la pauvreté, la discrimination et les injustices révoltent votre ado, conseillez-lui la lecture de Victor Hugo, l’auteur des Misérables.

Pour ressentir des émotions. Certains pleurent plus en lisant Cyrano de Bergerac que Nos étoiles contraires.

Pour se divertir. La quête d’Ulysse, dans L’Odyssée d’Homère, ne ressemble-t-elle pas à celle des personnages de Tomb Raider ?

Quels classiques lire, et comment ?

Encouragez votre enfant à choisir un classique selon ses propres goûts, en se renseignant sur l’auteur, son style, le thème et le contexte de l’œuvre. Conseillez-lui de commencer par un roman qui ne lui semble pas trop compliqué et qui correspond à ses envies et à ses humeurs. Sinon il risque de se dégoûter !

Mangas, films, BD, séries… il existe de nombreuses adaptations qui permettent d’approcher les classiques. Attention, ils ne valent jamais le livre source, et l’histoire est parfois modifiée. Pour se plonger complètement dans l’atmosphère, il peut aussi lire en écoutant de la musique.

Rassurez-le. Il ne doit pas avoir peur de lire lentement et de faire des pauses. Mais il faut qu’il soit régulier(e) et se fixe des rendez-vous de lecture (par exemple tous les matins dans les transports ou le soir avant de dormir…).

N’hésitez pas à lui rappeler que le lecteur a tous les droits ! Il peut :
sauter des pages.
arrêter sa lecture si ça ne lui plaît vraiment pas (mais essayer, quand on n’est qu’au début de sa lecture, de persévérer. Ça vaut la peine !)
ne pas aimer, ne pas tout comprendre.
lire à haute voix, où il veut, de n’importe quelle manière !

Et s’il n’arrive vraiment pas à lire une œuvre, proposez-lui de l’écouter en livre audio. C’est pratique et cela lui demandera peu d’efforts !

Les classiques, c’est fantastique !

Ces conseils et astuces du magazine Je bouquine aideront votre ado à découvrir les charmes cachés des classiques et à ne plus considérer leur lecture comme une corvée !

Téléchargez l'article “Les classiques, c'est fantastique !”, Je bouquine, n°417, novembre 2018. Texte : Christille de Monclin. Photo : AdobeStock.

“Les classiques, c’est fantastique !”, extrait du magazine Je bouquine, n°417, novembre 2018. Texte : Christille de Monclin. Photo : AdobeStock.

 

Couverture du magazine Je Bouquine n°417, novembre 2018