Activités à l’intérieur : on s’amuse sans jardin !

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Pas moyen de mettre le nez dehors pour jouer au grand air et profiter de la nature ! Sans jardin et enfermés à la maison, les enfants commencent à trouver le temps long. Ces idées les aideront à patienter pendant le confinement…

“Pourquoi, on n’a pas de jardin ?”

Sur nos fils Instagram ou Facebook, les photos de barbecue en plein air ou de cerisiers en fleurs défilent, provoquant une certaine crispation chez ceux qui vivent le confinement en appartement. “Mon fils demande pourquoi il n’a pas, comme ses copains, un jardin où jouer au ballon, soupire Héloïse. Ça me fait mal au cœur…”

Pour Richard Marchand, gestalt-thérapeute et thérapeute familial, il convient de faire retomber la pression. « Le “super-parent” n’est pas celui qui peut tout offrir à son enfant, rappelle-t-il. Ce n’est pas un bout de jardin qui va faire qu’il va bien, mais plutôt ce qui se passe dans la relation avec des parents aimants et confiants.” Il conseille, à partir de 4 ans, de faire travailler l’imaginaire pour mieux gérer la frustration chez nos enfants : “On peut réfléchir avec son petit à tout ce qu’on va pouvoir faire quand nous pourrons à nouveau sortir : cela redonne du goût à des choses qui nous semblaient banales auparavant. »

Il va y avoir du sport…

Sans espace extérieur, se pose aussi la question de l’activité physique. De nombreux sites proposent des séquences sportives réalisables avec des petits.

Mais on peut aussi se dépenser en jouant : créer, avec du papier crépon, un parcours d’obstacle dans le couloir ; élaborer un chemin sensoriel avec quelques feuilles de papier ou encore concevoir un jeu d’anneaux avec des assiettes en carton… Sans oublier le retour des bons vieux classiques comme la partie de cache-cache. Ou pourquoi ne pas transformer la table du salon en table de ping-pong ? Si on a deux raquettes qui traînent dans un coin, il suffit, en guise de filet, de disposer quelques bricks de lait à l’horizontale…

… et des jeux !

Les jeux de société sont des grands classiques pour s’occuper à l’intérieur. Mais au bout d’un moment, on peut se lasser des parties de “Petit Verger” ou de “Milles Bornes”. Ludothécaire, Grégory Robet conseille de revenir aux basiques : “Avec un simple jeu de 54 cartes, il y a tellement de variantes ludiques possibles, s’exclame-t-il. Même chose avec quelques dés !”

Pour s’amuser tout en maintenant le lien avec la famille, on peut organiser, via Skype ou Zoom, des blind-tests avec les cousin(e)s : chaque équipe concocte une play-list, aux autres de deviner de quelle chanson il s’agit. On peut corser le jeu en donnant des points supplémentaires si, en plus du titre, le nom de l’interprète est donné.

Planter… à la maison !

Ne pas avoir de jardin ne signifie pas qu’on doive se priver de verdure. Pourquoi ne pas se lancer dans le bouturage ou la germination ? On peut faire germer les classiques lentilles ou noyau d’avocat. Mais on peut aussi penser à faire pousser des légumes qui s’épanouissent facilement en pot : les haricots verts, les radis, la roquette… Regarder, jour après jour, nos plantations pousser nous permet d’apprécier ensemble d’une autre manière le temps qui passe.

Des sites pour trouver des idées d’activités

Pour faire de la gym avec ses enfants, on peut compter sur les inoxydables cours dispensés quotidiennement dans “Gym Direct” sur C8 et disponibles en replay. Plusieurs sont spécialement consacrés aux plus jeunes :

• Coach de sport, Alexandre Mallier propose aussi des cours de gym parents/enfants :

• Vous trouverez sur ce site de nombreuses variantes de jeux de cartes
et de jeux de dés.

Les éditions Asmodée mettent en téléchargement gratuit certains de leurs jeux de société.

• L’équipe Helvetiq a décidé de sortir sa meilleure carte contre le Covid-19 avec une adaptation de leur célèbre jeu “Bandido”, à imprimer chez vous. Super pour l’apprentissage des gestes-barrières, dès 6 ans !

Ce site déborde de jeux et d’exercices en intérieur à bricoler avec trois fois rien. Il est en anglais, mais les images sont suffisamment explicites pour que les plus rétifs à la langue de Shakespeare y trouvent leur bonheur.

Joséphine Lebard